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Vivre avec le VIH c’est d’abord vivre + Nouvelle campagne contre les discriminations liées à la séropositivité VIH

Mis en ligne par ID Privé le 04/12/2020


Vivre avec le VIH c’est d’abord vivre + Nouvelle campagne contre les discriminations liées à la séropositivité VIH
A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1erdécembre, Santé publique France lance une campagne pour lutter contre les discriminations liées à la séropositivité au VIH : "Vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre".

Malgré l’accumulation des preuves scientifiques en faveur de l’effet préventif du traitement (TasP), les personnes séropositives font encore trop souvent l’objet de discriminations en raison de leur statut sérologique. Ces discriminations s’expliquent, en grande partie, par le fait que le TasP est méconnu.

Elles sont aussi un frein au dépistage dont l’activité a été impactée cette année par la pandémie de COVID19. Il est essentiel de rappeler l’importance du dépistage pour réduire le délai entre infection et diagnostic et permettre aux personnes d’accéder au plus tôt aux traitements qui permettentde vivre,tout simplement.

L’effet préventif des traitements antirétroviraux encore trop méconnu
Une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne peut pas transmettre le virus, même lors de rapports sexuels non protégés par un préservatif. Cet effet préventif du traitement appelé "TasP" (pour l’acronyme anglais "treatment as prevention") a été démontré scientifiquement par deux grandes études de cohortes. Parmi les couples suivis dont l’un des partenaires était séropositif sous traitement et l’autre séronégatif, aucun cas de transmission du virus n’a été observé dans le cadre de ces études.

L’efficacité des traitements antirétroviraux qui permettent aujourd’hui aux personnes séropositives de vivre en bonne santé, avec une espérance de vie identique à celles de personnes séronégatives, sans risque de transmettre le virus, reste méconnue, y compris des populations les plus concernées par le VIH. Ainsi, par exemple, en 2016, dans l’enquête européenne EMIS menée auprès d’hommes gays et bisexuels, 41% des répondants ne connaissaient pas l’effet préventif du traitement antirétroviral.

L’importance du dépistage
La prise en charge précoce du plus grand nombre de personnes infectées par le VIH est un enjeu de santé publique de première importance. Connaître son statut sérologique, c’est accéder au plus tôt aux traitements antirétroviraux, qui permettent non seulement de préserver sa santé mais aussi de faire disparaitre la crainte de la transmission du VIH à ses partenaires sexuels.
Selon le Bulletin de santé publique relatif à la surveillance du VIH et des IST bactériennes, publié à l’occasion du 1er décembre, 6,2 millions de sérologies VIH ont été réalisées en 2019 par les laboratoires de biologie médicale. Si l’activité de dépistage a progressé ces dernières années (+10% entre 2014 et 2018 + 6% entre 2018 et 2019), la pandémie de COVID-19 a entrainé une forte diminution du recours au dépistage de ces infections en 2020. Lors du premier confinement, le nombre de sérologies a diminué de 56% entre février et avril 2020. Il a ré-augmenté en mai et juin, sans atteindre les niveaux observés en début d’année

Faire connaitre le TASP pour faire changer les regards sur les personnes séropositives
Le 1er décembre est l’occasion de le dire "Vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre". Avec cette signature, la nouvelle campagne de Santé publique France répond à un important enjeu : rappeler qu’aujourd’hui avec les traitements, une personne séropositive peut vivre en bonne santé, vivre pleinement sa sexualité et avoir des enfants.

En rappelant que la séropositivité n’est pas une identité, ni un frein aux relations amoureuses et que les personnes vivant avec le VIH et bénéficiant d’un traitement efficace ne peuvent pas transmettre le virus, cette campagne veut déconstruire les idées reçues pour lutter contre les discriminations dont les personnes séropositives font encore trop souvent l’objet. L’accroche des visuels de la campagne débute par le terme "séropo" et se termine par un adjectif valorisant un autre trait de caractère : poétique, polisson, possessif, etc.

Les différentes enquêtes KABP ont montré que d’une manière générale, l’acceptation des personnes vivant avec le VIH diminue avec le degré de proximité : si neuf personnes sur dix accepteraient de travailler en compagnie d’une personne vivant avec le VIH, seule une sur deux accepterait d’avoir des relations sexuelles avec elle en utilisant un préservatif. Par ailleurs, en 2016, 49% des hommes séropositifs ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ontrapporté des discriminations dans leur vie sexuelle en raison de leur statut sérologique.


Source >> Santé publique France

 














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