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Service national universel : 94 % des jeunes se disent satisfaits de ce séjour de cohésion

Mis en ligne par ID Privé le 13/11/2019


Service national universel : 94 % des jeunes se disent satisfaits de ce séjour de cohésion
Le SNU a pour objectif de renforcer la cohésion nationale, de permettre un brassage social et territorial de tous les jeunes autour de 16 ans, de les accompagner dans la construction de leurs parcours personnel et professionnel et de valoriser le territoire national et son patrimoine.

Il vise ainsi à revivifier le pacte républicain en permettant aux jeunes de se retrouver autour des valeurs de la République, au travers d'une expérience de vie collective, complémentaire des enseignements reçus à l'école.

Des volontaires très largement satisfaits de leur expérience
L'INJEP a réalisé une double étude quantitative, via un questionnaire auxquels 1 809 jeunes volontaires ont répondu, et qualitative grâce à 269 entretiens réalisés avec des jeunes et 272 entretiens avec des adultes encadrants ou intervenants.

94 % des jeunes se disent satisfaits de ce séjour de cohésion. La mixité sociale et territoriale et les activités physiques, inspirées des préparations militaires, ont été particulièrement plébiscitées.

La mixité sociale et l'engagement, principaux objectifs du SNU selon les jeunes
2 000 jeunes volontaires d'horizons différents et représentatifs de la jeunesse de France (lycéens en classe de seconde générale, ou professionnelle, en lycée agricole, en CAP, décrocheurs, en situation de handicap, etc) ont été appelés à vivre deux semaines dans un centre d'hébergement collectif. 78 % des appelés ont indiqué avoir rencontré des jeunes venant d'un milieu social différent du leur. Parmi les objectifs du SNU qui paraissent les plus importants aux yeux des jeunes, celui d'améliorer la mixité sociale arrive d'ailleurs en tête, 56 % des jeunes le considèrent comme l'un des plus importants, devant l'engagement (50 %).
Les jeunes ont également témoigné d'une grande fierté à incarner cette première promotion du SNU dans sa dimension républicaine. Le 14 juillet dernier, une majorité des appelés se sont rendus spontanément à la cérémonie patriotique de leur commune vêtus de leur uniforme, et ont prévu d'en faire de même pour la cérémonie du 11 novembre. 90 % des volontaires estiment que le port de l'uniforme est important pour la cohésion du groupe. À l'avenir, ils pourront revêtir cette tenue comme signe distinctif s'ils souhaitent se porter volontaires lors d'une crise ou d'une catastrophe.

Une étape clé dans le parcours d'autonomie des jeunes
L'apprentissage des gestes de premiers secours et les simulations de crises (accident de la route, inondation, attentat, etc) représentent le troisième objectif le plus soutenu par les jeunes (47 % le jugent prioritaire), devant les savoirs sur la défense et la sécurité (41 %).
La phase pilote du Service national universel a permis aux jeunes de sortir de leur environnement habituel. L'essentiel des appelés quittait pour la première fois le domicile familial, 60 % d'entre eux ont pris le TGV pour la première fois de leur vie. Après de premiers jours loin de leur famille souvent difficiles, ils ont unanimement fait état de la levée d'un frein psychologique à la mobilité, permettant d'envisager ultérieurement une poursuite d'études, une formation ou un emploi dans un autre département que le leur.
La préfiguration a fait émerger des éléments qui feront l'objet d'une adaptation dès le mois de juin 2020.

Davantage de pédagogie active

L'ambition du SNU, portée conjointement par des mouvements d'éducation populaire, des personnels issus du monde des armées et de l'éducation nationale, est de faire émerger une pédagogie différente du cadre scolaire, fondée sur la participation active des jeunes et le collectif. Si certains thèmes ont bien été déclinés de manière participative, les observations réalisées sur l'ensemble des sites font état d'interventions parfois "descendantes", ressemblant à des cours magistraux : un intervenant debout face à des jeunes assis.
Ces cours magistraux seront donc bannis ; c'est d'autant important pour celles et ceux qui vivent une scolarité difficile, voire décrochent du système scolaire.

Une imbrication dans le parcours de formation des jeunes à renforcer
Le SNU va s'affirmer comme un moment pivot dans le parcours de formation des jeunes, en lien étroit avec la mise en place de l'obligation de formation de 16 à 18 ans, notamment par le repérage et la mobilisation pour la formation des NEETS (Not in education, employment or training - ni étudiant, ni employé, ni stagiaire).
De premiers effets positifs ont été obtenus dès la préfiguration. Plusieurs jeunes qui avaient décroché de leur scolarité ont repris le chemin de l'école à la rentrée, notamment portés par la dynamique de groupe. Au cours du séjour, l'ensemble des jeunes a par ailleurs passé un test sur l'outil Diagoriente, développé par une start-up d'État, qui leur a permis d'identifier leurs compétences acquises ou à développer.

Pour autant, une vraie politique de suivi des jeunes devra être mise en place et nécessitera une mobilisation interministérielle forte, ainsi que des acteurs locaux dès 2020 ; au premier rang desquels les missions locales qui doivent pouvoir prendre le relai dans le suivi des jeunes une fois rentrés dans leur département. La mise en place d'un système d'information dédié au SNU, dès 2020, y contribuera.

Réorganiser le programme des journées
Les deux semaines du séjour de cohésion étaient riches et denses en activités et découvertes. Néanmoins, à la lumière des enseignements de l'étude de l'INJEP, le programme sera mieux agencé, sans amoindrir aucun de ses objectifs, avec une vigilance particulière portée aux moments de démocratie participative, qui ne peuvent constituer une variable d'ajustement du programme.

L'importance d'une interministérialité renforcée
La réussite du SNU devra beaucoup à la mobilisation de l'ensemble des forces gouvernementales.
À titre d'exemple, une attention particulière devra continuer à être apportée aux enjeux de santé. Ainsi, si les bilans de santé ont permis de détecter quelques pathologies ou malformations possiblement graves, ce sont surtout des troubles visuels ou auditifs qui ont été identifiés. Ces bilans ont été plébiscités par les jeunes car ils leur ont permis d'évoquer des enjeux de prévention (santé sexuelle, addictions, etc) qu'ils n'avaient jamais osé aborder.

Une expérience de participation à la vie démocratique et une invitation à l'engagement
Le SNU est apparu aux jeunes comme un moment propice pour libérer leur parole, par rapport à l'école ou à leur cercle familial ou amical. 85 % des jeunes volontaires estiment ainsi que les temps de démocratie interne ou de conseil de maisonnées sont importants.
95 % des volontaires estiment que le SNU est utile pour que les jeunes s'engagent plus et, de fait, 52 % ont déclaré une envie de s'engager en tant que bénévole et 83 % se sont dits enthousiastes à l'idée d'effectuer leur mission d'intérêt général.


MEN - Communiqué complet- 2019-11-12

Télécharger les premiers résultats de l'évaluation de la préfiguration du SNU
 



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