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Non, les plantes ne dépolluent pas l’air chez vous

3 Mai 2019


Non, les plantes ne dépolluent pas l’air chez vous
Si certains végétaux peuvent capter des composés gazeux en laboratoire, les résultats sont beaucoup moins probants dans des conditions de vie réelle.

La promesse n’est pas nouvelle, et on la retrouve régulièrement sur les réseaux sociaux et les plateformes de vente, en particulier en cette période de l’année. Les plantes seraient "dépolluantes", elles auraient la capacité "d’assainir chez soi"

Mais ces allégations sont bien légères face aux données scientifiques. "Non, les plantes en pot ne vont pas dépolluer l’air d'une pièce", tranche Damien Cuny, professeur en écotoxicologie à la Faculté de pharmacie de Lille. Il a participé au programme de recherche Phytair  qui, de 2004 à 2011, a étudié la faisabilité d’épurer l’air de pièces de vie grâce aux plantes.

"Certes, beaucoup de plantes ont la propriété d’absorber des polluants. Cela existe", explique le professeur. Dans le cadre de Phytair, l’Université de Lille et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont mené des expériences sur le lierre du diable (Scindapsus aureus), la plante araignée (Chlorophytum comosum) et le dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata).

En laboratoire, ça fonctionne…
En laboratoire, ces organismes réussissent à capter du monoxyde de carbone, du benzène et du formaldéhyde, et ce avec plus ou moins d’efficacité, révélant des préférences des espèces pour certains polluants.
Au niveau des végétaux, la capture de ces substances s’effectue par les stomates - de minuscules orifices situés à la surface des feuilles - ainsi que les cuticules. Notons au passage que les micro-organismes contenus dans le substrat des plantes participent aussi grandement à l’absorption des polluants gazeux.

… mais pas chez soi
Cependant, afin d’étudier les processus chimique et biologique qui régissent ce phénomène, les scientifiques établissent des conditions d’étude souvent déconnectées de la réalité : plantes stockées dans des espaces de faible volume, forte concentration du polluant étudié dans l’air, absence de ventilation…

"En situation réelle, les résultats sont complètement différents", tempère Damien Cuny. Ainsi, dans une pièce normalement ventilée et aérée, "les rendements ne permettent pas une élimination significative" des polluants, conclut-il avec les autres auteurs du 
rapport Phytair . En clair, ce ne sont pas quelques plantes décoratives qui réussiront à dépolluer l’air de notre salon ou de notre chambre….

60 Millions - Article complet - 2019-05-02



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