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Journée mondiale de l’aide humanitaire - L’OMS rend hommage aux femmes jouant un rôle de premier plan dans l’action humanitaire

Mis en ligne par ID Privé le 22/08/2019


Journée mondiale de l’aide humanitaire - L’OMS rend hommage aux femmes jouant un rôle de premier plan dans l’action humanitaire
Le manque d’accès aux services de santé essentiels constitue l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les populations en situation d’urgence. Les entraves à la liberté de mouvement dues à l’insécurité, la désorganisation de l’approvisionnement en fournitures médicales et la pénurie de personnel médical compliquent fortement l’action humanitaire menée dans les régions en crise. Malgré cela, les travailleurs humanitaires continuent de dispenser des services vitaux, de prendre soin des malades, de prévenir les maladies et de promouvoir l’adoption de modes de vie sains.
La Journée mondiale de l’aide humanitaire vise à reconnaître le travail du personnel humanitaire et de ceux qui ont perdu la vie en travaillant pour des causes humanitaires. Cette année, l’OMS met en avant la contribution particulière des femmes dans ce domaine, ainsi que leur travail inlassable en vue d’apporter santé et espoir aux populations vivant dans les zones de conflit.

Lors de situations d’urgence prolongées, telles que les conflits et les crises humanitaires sévissant actuellement en République arabe syrienne et dans l’est de l’Ukraine, ainsi que l’action sanitaire menée chez les réfugiés en Turquie, les services de soins de santé à base communautaire veillent à ce que l’aide essentielle parvienne à ceux qui en ont le plus besoin. Cependant, malgré la participation prédominante des femmes à la prestation des soins de santé communautaires, leur rôle en tant qu’intervenantes de première ligne n’est pas toujours reconnu.

"Les femmes travaillant au sein des communautés font bénéficier les personnes dans le besoin de leurs connaissances et de leurs compétences. Afin de mieux se préparer aux situations d’urgence locales et nationales, il est essentiel de reconnaître la contribution vitale de tous ces agents de santé communautaires. Ces femmes, héroïnes méconnues, méritent qu’on leur rende hommage", déclare Dorit Nitzan, directrice par intérim pour les situations d’urgence régionales à l’OMS/Europe.

Permettre aux populations des zones de conflit de la République arabe syrienne de recevoir des soins de santé
On estime à 4 millions le nombre de personnes vivant encore aujourd’hui dans le nord-ouest de la République arabe syrienne, l’une des régions les plus touchées par ces 8 années de guerre. Les populations civiles font face quotidiennement à des bombardements ainsi qu’à d’autres formes de violence. En outre, les établissements de santé sont souvent la cible d’attaques.

"En raison de l’insécurité, de nombreuses personnes ont peur de se déplacer, et remettent ainsi à plus tard les soins de santé dont elles ont besoin. C’est pour cette raison que notre travail est si important. En fait, c’est nous qui nous nous déplaçons d’une maison à l’autre", explique Helama Ali, superviseuse des agents de santé communautaires à Idleb.

Afin que les populations reçoivent les soins essentiels, l’OMS a renforcé la formation dispensée aux agents de santé communautaires. "Il y a cinq ans, nous ne savions pas ce que ces agents étaient censés faire. C’était nouveau pour nous. Avec l’OMS, nous avons développé nos compétences et, désormais, je forme et supervise de nouveaux agents de santé communautaires", ajoute Helama.

Le programme des agents de santé communautaires a été élaboré par l’OMS et les partenaires de la santé. Il est assorti d’un programme de formation normalisé, et est accompagné d’un matériel didactique et de sensibilisation approprié. Un système efficace de dépistage et d’orientation-recours a également été mis en place.

Comme l’explique Helama : "Je suis travailleuse humanitaire et fière de l’être. Ce travail convient particulièrement aux femmes car les gens nous acceptent chez eux. Cela me permet de les aider, de les protéger contre les maladies et de m’assurer qu’ils reçoivent les soins dont ils ont besoin. Le contact direct avec la communauté est la partie la plus gratifiante de mon travail. C’est pour cette raison que j’ai cessé d’être sage-femme dans un établissement de santé. J’encourage toutes les femmes à faire ce travail, même si c’est très dangereux dans notre région."

Grâce au financement des États-Unis d’Amérique et de la Norvège, le nord-ouest du pays compte désormais plus de 600 agents de santé communautaires supervisés et ayant reçu une formation de l’OMS.

Dans l’est de l’Ukraine, des équipes communautaires mobiles dispensent des soins de santé mentale aux populations des zones de conflit
Les travailleuses humanitaires dispensent des soins de santé essentiels aux communautés les plus vulnérables. Elles font preuve de volonté et de résilience dans toutes les zones de conflit de la Région européenne de l’OMS.

Tout comme Helama, Tetiana Yartseva passe ses journées le long de la ligne de contact entre les parties belligérantes afin d’aider les groupes vulnérables, y compris les personnes déplacées. Tetiana est travailleuse sociale et vit à Slovyansk, une petite ville de la région de Donetsk touchée par le conflit armé sévissant dans l’est de l’Ukraine. Depuis 3 ans, Tetiana exerce au sein d’une équipe mobile de santé mentale communautaire soutenue par l’OMS.

"Avec le psychiatre, le psychologue et l’infirmière, nous desservons l’un des groupes de population les plus vulnérables et les plus stigmatisés, à savoir les personnes souffrant de troubles de santé mentale. Nos clients, notamment des femmes ayant vécu des expériences traumatisantes liées à la guerre et des mères célibataires, reçoivent des soins médicaux et des conseils", explique Tetiana.

Les problèmes de santé mentale font toujours l’objet d’une stigmatisation, et constituent d’importants risques sanitaires pour la communauté. L’équipe fournit un soutien indispensable aux personnes atteintes de troubles mentaux modérés à graves.

"C’est très motivant de voir les gens que nous aidons à la fois guérir et reprendre une vie normale, c’est-à-dire trouver un emploi, améliorer leurs relations avec leurs amis et leur famille, et devenir des membres actifs de la communauté", ajoute Tetiana.

OMS - Communiqué complet- 2019-08-21


 



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