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D’un pays à l’autre : mêmes marques, ingrédients différents

Mis en ligne par ID Privé le 29/07/2019


D’un pays à l’autre : mêmes marques, ingrédients différents
Vous voyagez en Europe ? C’est l’occasion de goûter les mets et boissons traditionnels… sans se priver d’acheter les produits que l’on trouve d’un bout à l’autre de l’Union européenne, qu’il s’agisse de sodas, biscuits, produits laitiers, soupes, cafés solubles, etc.


Mais si vous pensez consommer strictement le même aliment, vous risquez d’être déçu : un produit vendu sous la même marque et la même dénomination n’est pas forcément identique en Slovénie, au Danemark, en France ou en Grèce. Or, ces variations de goût, de texture ou de composition se font généralement à l’insu du consommateur.


Différentes teneurs en viande ou poisson
Sous la pression des pays d’Europe orientale et centrale comme la République tchèque, la Commission européenne a lancé une campagne d’analyses pour vérifier l’existence, ou pas, de différents niveaux de qualité des aliments. Les résultats sont tombés en juin dernier : sur 1 380 échantillons de 128 produits alimentaires achetés dans 19 États membres, près d’un tiers présentent des différences "tout en étant de marque identique ou similaire". 

Ces différences peuvent concerner des teneurs en viande ou en poisson, la qualité des graisses, le type d’édulcorant mise en œuvre, etc. Mais elles n’obéissent pas à des "tendances géographiques cohérentes" et elles ne"correspondent pas nécessairement à une différence de qualité du produit",précise la Commission dans son rapport.
 
Recettes adaptées aux goûts nationaux ?
Si les industriels de l’agroalimentaire invoquent le "goût particulier" des différents marchés concernés, les résultats des analyses rendent cette pratique difficilement justifiable. Autre raison invoquée : des changements de recette qui n’ont pas encore été généralisés à tous les pays.

En vertu du droit de l’Union et des principes du marché unique, les professionnels sont certes libres de différencier leurs produits selon les marchés. "Toutefois, indique la Commission dans une foire aux questionsles consommateurs ne peuvent être induits en erreur par des produits différents qui leur sont présentés comme identiques, en l’absence de raisons légitimes et objectives."

Dans l’autre sens, un certain nombre de marques "cultes" – comme la pâte à tartiner Nutella, la glace vanille Häagen-Dazs, le ketchup Heinz ou encore les nounours Haribo – ne varient pas d’un iota, quel que soit le pays où l’on se trouve. Au total, l’étude a estimé que 31 % des produits du panel étaient identiques à la fois sur leur composition et sur la face avant de leur emballage.
 
Exemples frappants
• Fanta orange
• Fuze Tea Evasion (thé noir, pêche et hibiscus)
• Bouillon de légumes en cube Knorr
• Activia à la fraise
• Chips Lay’s Nature
 
Pratiques trompeuses ?
Pour clarifier la situation, la Commission européenne a adopté, en 2018, une proposition de directive baptisée Une nouvelle donne pour les consommateurs. Elle pose des règles selon lesquelles le double niveau de qualité des produits constituerait une pratique trompeuse.

Ce serait par exemple le cas si les changements de matières premières n’étaient pas liés à leur disponibilité ou à leur caractère saisonnier, ou encore si le changement de composition ne s’inscrivait pas dans une stratégie volontaire visant à rendre l’aliment plus sain et nutritif.

60 Millions - Analyse complète – 2019 - 07-26

 



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