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Continuer à vivre sous le même toit après la séparation

Mis en ligne par ID Privé le 22/10/2020


Continuer à vivre sous le même toit après la séparation
Dans une séparation sur quatre, les ex-conjoints continuent à vivre sous le même toit après la rupture. Si ce type d’arrangement est souvent temporaire, il dure au moins un an pour un couple sur cinq qui en fait l’expérience.

Un tiers des personnes séparées entre 1984 et 2013 déclarent avoir continué à vivre sous le même toit une fois prise la décision de se séparer. Cela inclut parfois des périodes très brèves, de quelques semaines voire quelques jours.

Ces épisodes de courte durée concernent davantage les séparations les plus récentes, moins sujettes à l’oubli.
En ne considérant comme cohabitations post-séparation que celles ayant duré au moins deux mois (seuil retenu dans la suite de cette étude), continuer à vivre ensemble après avoir pris la décision de se séparer concerne une rupture sur quatre (23 %).

Les femmes ont une plus forte propension que les hommes à relater une période de vie sous le même toit après la séparation (26 % contre 19 %).
Cela tient au fait que les initiateurs de la rupture, qui sont plus souvent des femmes, tendent à la dater plus précocement. La proportion de séparations suivies d’une période où les ex-partenaires continuent à cohabiter n’a que très peu évolué au cours des trente dernières années même si, en termes de nombre, cela concerne de plus en plus de couples en raison de la fréquence plus élevée des séparations. Notamment, aucune augmentation significative du phénomène n’est observée pour les cohortes de séparation postérieures à 2008, alors que l’on aurait pu s’attendre à ce que la crise économique de 2008, en affectant les conditions de vie des ménages, allonge le processus de décohabitation des partenaires (difficultés à prendre des logements séparés par exemple).
Si ce type d’arrangement est le plus souvent temporaire (de 2 mois à moins de 6 mois), 20 % des couples qui ont continué à vivre ensemble l’ont fait durant au moins un an.

Dans quelle mesure le fait de continuer à cohabiter est-il lié aux caractéristiques de l’union passée, notamment aux situations conjugales (forme de l’union), familiales (présence d’enfants) et matérielles (biens communs) ? Afin de mesurer l’effet propre de chacune d’entre elles, nous avons estimé la probabilité d’avoir continué à partager le même toit au moins deux mois une fois prise la décision de se séparer.

Vivre ensemble séparés, plus fréquent quand on a des enfants...
Poursuivre la vie commune après la séparation est d’abord étroitement lié à la situation familiale, en particulier au fait d’avoir ou non des enfants et, le cas échéant, de leur âge. La probabilité d’avoir continué à vivre ensemble pendant au moins deux mois est plus fréquente lorsque les ex-conjoints ont des enfants dont le plus jeune a moins de quinze ans. Lorsque les enfants sont jeunes, la poursuite de la vie commune permet de maintenir le couple parental, de préparer progressivement les enfants à la séparation et de redéfinir l’organisation quotidienne de la famille (résidences, changement d’école, etc.). Lorsque les enfants sont plus âgés, donc plus autonomes, ces enjeux sont moins prégnants.

Suite de l'analyse
…quand l’union est formalisée et qu’elle engage des biens en commun…
…et après une longue vie commune
Poids des contraintes financières ou norme de la pérennité du couple parental ?


Source >> INED

 









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