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CRS, gendarmes mobiles, BRAV... quelles sont les sept familles des forces de l’ordre ?

Mis en ligne par ID Privé le 06/05/2019



Derrière leurs tenues de protection, les forces de l’ordre se ressemblent beaucoup. Pourtant, elles appartiennent à des corps très distincts et n’ont pas les mêmes fonctions.

Vêtus de noir ou de bleu marine, équipés de casques, de lourds gilets, de coques de protection, à cheval ou à moto… les forces de l’ordre sont nombreuses et bien visibles à chaque manifestation. Il ne s’agit toutefois pas d’un corps homogène mais de plusieurs unités, aux modes de fonctionnement spécifiques, certaines relevant de la police, d’autres de la gendarmerie.


Au sommaire
Compagnie républicaines de sécurité (CRS)
Ils font partie des forces de sécurité mobile , qui interviennent sur l’ensemble du territoire national, en renfort des unités locales, selon les besoins : maintien et rétablissement de l’ordre, lutte contre la délinquance, le terrorisme ou l’immigration irrégulière. Ils peuvent aussi protéger des lieux et des personnes, interpeller ou évacuer...

Escadron de gendarmerie mobile (EGM)
Les forces de gendarmerie mobile maintiennent et rétablissent l’ordre, y compris dans des situations délicates d’émeute urbaine ou d’insurrection armée. Ils interviennent en outre-mer et peuvent être mobilisés dans des opérations extérieures…

Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI)
Contrairement aux compagnies de CRS, qui sont déployées sur toute la France, les CSI et CDI agissent au niveau d’un département, pour les événements de maintien de l’ordre public, la sécurisation des quartiers, les évacuations, les perquisitions ou les contrôles routiers. Plus mobiles que les CRS, ils peuvent se charger des interpellations…

Compagnie d’intervention (CI)
Les compagnies d’intervention travaillent aux côtés des CRS et des gendarmes mobiles pour sécuriser les manifestations et les événements festifs ou sportifs à Paris et dans la petite couronne (plus de 7 500 par an)…

Brigade anti-criminalité (BAC)
Les BAC sont surtout connues pour traiter la délinquance en flagrant délit (vol, trafic de drogue, infractions routières graves...), mais ils interviennent aussi lors des émeutes, des violences urbaines ou des grosses manifestations, notamment pour contrôler ou interpeller les participants. Ce sont des unités très mobiles, plus souples que les CRS pour mener des actions offensives, mais leurs membres ne sont pas formés spécifiquement au maintien de l’ordre.

Brigades de répression de l’action violente (BRAV-M)
Ces binômes de policiers et de gendarmes à moto sont souvent comparés aux "voltigeurs" mis en place après les manifestations de mai 1968 puis supprimés après la mort de 
Malik Oussekine  en 1986. Mais les BRAV-M ne procèdent pas à des interpellations ou à des charges en mouvement : les motos sont seulement utilisées pour déplacer les policiers très rapidement, aux endroits où ils peuvent descendre de leur véhicule pour intervenir face aux manifestants…

Unités équestres
Lors d’une opération de maintien de l’ordre, la brigade équestre cumule plusieurs avantages pour les fonctionnaires de police : facilité de déplacement, stature imposante face aux manifestants, et une bonne image auprès de la population. La brigade équestre peut être statique et empêcher l’accès des manifestants à un lieu, une rue, ou mobile, en permettant de disperser des rassemblements voire d’effectuer des interpellations…

Et aussi :
Plus ponctuellement, lors des manifestations d’ampleur ou s’il existe des risques élevés de trouble à l’ordre public, d’autres unités peuvent être appelées en renfort :
- la BRI (Brigade de recherche et d’intervention), unité d’intervention rattachée à la police judiciaire, plutôt spécialisée dans les affaires criminelles, est intervenue lors de certaines manifestations des "gilets jaunes", notamment au sein des Détachements d’action rapide (DAR).

- les gendarmes de la garde républicaine, notamment présents 
au sein des BRAV-M  pendant les manifestations des "gilets jaunes".

- les militaires de l’opération Sentinelle ont été sollicités lors de certaines manifestations de "gilets jaunes" à Paris. Ils n’ont pas participé directement aux opérations de maintien de l’ordre, mais ont soulagé les CRS en les remplaçant dans la sécurisation statique de certains bâtiments publics.


Le Monde / Les décodeurs - Article complet – 2019-05-03



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